24h de butô
une traversée proposée par la Compagnie Empreinte en mouvement
24 heures non-stop d’ateliers, performances, tables rondes et moments participatifs autour du butô.
Revisiter notre rapport au temps.
Se détourner de « chronos » pour découvrir des autres espace-temps possibles.
Interroger l’espace-temps à travers le corps et ses capacités de métamorphose.
du samedi 6 juin 15h au dimanche 7 juin 15h
à La Colle BEGAT THEATER 04800 Gréoux-les-Bains. France
Un voyage que nous imaginons doux et puissant, intime et collectif,
durant lequel le Butô retrouverait sa source et sa capacité d'ébranler nos identités assignées
Avec la participation de danseuses, danseurs, compagnies et collectifs de butô internationales
Performances et ateliers par :
Maki Watanabe (Paris), Yumiko Yoshioka (Berlin), Collectif Blob, Compagnie Tacuabé (Paris),
Ophrénie théâtre, Compagnie Transit (Drôme), Compagnie Amako ! (Marseille), Karbala
teatro danza (Minorque), Josephine Grundy VoxDansa (Barcelone), Laboratoire de recherche butô
OniromancieS, Bob Morse (Davejean).
Un seul pass pour les 24h :
l’accès à toutes les propositions et le repas sont inclus.
Places limitées. Inscriptions ici :
Le butô est une danse contemporaine née au Japon au cours des années 60 dans un contexte artistique de questionnement global, quand différents mouvements sont venus bousculer les normes esthétiques, sociales et politiques établies. Le bouleversement, la résistance, la transformation et leur déploiement fondent dans ce contexte les bases de la démarche du butô. Elles contribuent à assurer sa singularité, en questionnant d'entrée les repères habituels « du corps du danseur » conçus auparavant.
Par ces temps si brouillés, en tant qu’équipe nous tenons à créer des espaces - temps où les pratiques sensibles puissent se nourrir, où nos corps et nos pensées puissent se relier et se maintenir éveillées.
Merci à La Colle, Bégat Theater qui nous soutient en accueillant l'initiative des 24h de butô.
La belle équipe d’organisation : Delphine, Djü, Aude Laure, Polo, Sabi. Direction artistique : Lorna
-évènement autofinancé qui sera possible grâce à toutes les personnes bénévoles et participantes qui y croient encore et encore! -
art graphique: Sabi Ben Hadj Ali
Les artistes invité.es
Maki Watanabe
Danseuse butô. Née le 28 Janvier 1976 à Sendaï au Japon. Après une formation de danse modern jazz, elle intègre le monde de la danse butô en 1995 auquel elle est initiée par Kazuo Ohno, Masaki Iwana, Marie Kazue. Installée à Paris depuis 1998, elle y propose de nombreuses performances improvisées solo ainsi que des créations. Parallèlement, elle danse dans les pièces de chorégraphes tels que Gyohei Zaitsu, Naomi Mutoh, Katy Roulaud etc. Elle collabore également avec des musiciens comme Claude Parle, Marteau Rouge, Michel Titin-Schnaider. Depuis 2010, elle donne régulièrement des ateliers et stages en France et dans d'autres pays. Parmi ses créations en solo : I like a flower - 2025, Couleurs de vie - 2024, Tout le monde a des choses invisibles - 2024, Dialogue éternelle - 2021, Enfin comme une fleur (mise en scène de Gyohei Zaitsu) - 2018, Comme ça - 2016, En regardant le ciel - 2015, Ça viendra un jour - 2015, For a far star, for a close star - 2012, Pour une nouvelle fleur - 2012, Eternal season - 2010, Un chat mort me nourrit - 2009, Enfants-Loups (chorégraphie Gyohei Zaitsu)- 2008, Un battement d'un papillon - 2002 etc.
A propos de l’atelier de Maki qui aura lieu samedi, avant le coucher du soleil
« Dans la vie quotidienne, il y a des petites choses qui étincellent, et j’ai eu besoin de la danse pour les apprécier et les contempler. Comme une petite joie et une grande tristesse, que l’on trouve dans la rue, il peut y avoir différentes danses, différentes étoiles, différents butôs. Comme la vie éclaire la mort, comme la mort éclaire la vie. »
Mon atelier de danse butô est un lieu de recherche, d’échanges, d’apprentissage en danse butô. Chaque participant est invité à découvrir, explorer son propre corps, et à danser avec son cœur. Le corps est comme un sac rempli d’eau, c’est une substance, une nature. Dans l’atelier, essayons de sentir cela et de danser avec. Quelque chose proche de la nature animale, végétale, minérale. I l s’agit de se transformer, de devenir, de traverser de l’une à l’autre.
A propos de la performance de Maki, qui aura lieu dans la nuit de samedi à dimanche, quand les étoiles seront bien visibles
« Comme de l'eau, comme un nuage, comme toi, comme moi
je danse comme toi
comme de l'eau,
comme un nuage,
je suis moi. »
Josephine Grundy / Cie VoxDanse
Josephine Grundy (Royaume-Uni/France) est une artiste pluridisciplinaire installée à Barcelone. À travers la danse butoh elle explore les relations possibles entre le corps, la voix et le son, différents matériaux, et les possibilités de transformation de la matière dans l’espace. Elle donne des ateliers et cours réguliers de danse butoh et de voix, crée ses propres performances et collabore souvent avec des professionnels de différentes disciplines. Elle a présenté son travail dans divers événements internationaux tels que Taiwan Darkness Festival, Amsterdam Butoh Festival, Helsinki Butoh Festival, Festival La Mercè Barcelone et En Chair et en Son Paris.
A propos de l’atelier de Josephine, qui aura lieu pendant la nuit de samedi à dimanche juste après que les étoiles apparaissent
Au cours de cet atelier Josephine proposera différents éléments pour la création d’une partition vocale en relation avec le mouvement des corps dans l’espace, culminant par une procession chorale. Le processus se basera en partie sur trois concepts philosophiques grecs du temps : Chronos, temps quantitatif, homogène, séculier, associé à l’ego et à l’angoisse de la mort ; Kairos, temps qualitatif, hétérogène, saisonnier, associé à l’âme, à l’opportunité juste et à l’avancée créatrice ; Aion, temps illimité, sacré ou éternel, associé au soi, image mouvante de l’éternité, sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part.
A propos de la performance de Josephine, qui aura lieu dans la nuit noire
Kairos
Le temps kaironique est plein de potentiel, au point qu’il nous appelle à participer à certains moments plus féconds que d’autres. Kairos nous révèle qu’il existe des périodes où l’ordre des choses — le cosmos, l’âme du monde — tente de persuader nos âmes humaines de participer au déploiement des événements d’une manière particulière, des moments où une certaine tonalité descend comme du ciel pour caractériser les événements terrestres.
On pourrait dire que les kairos sont « les principes d’opportunité gouvernant les différentes manières dont l’éternité revêt l’habit du temps ». (D’après le texte Penser le Temps de Matthew David Segall
Yumiko Yoshioka
Yumiko Yoshioka is a Japanese Butoh dancer and choreographer from Tokyo. Since 1988 she has been based in Germany. Yumiko is a former member of Ariadone, the first female Butoh company, which was founded by Ko Murobushi and Carlotta Ikeda in 1974. In 1978, she performed with Ko and Carlotta in Paris, LE DERNIER EDEN – PORTE DE L’AU-DELA, the very first Butoh performance to be presented in a public theatre outside Japan. In 1988 she met Minako Seki and delta RA’i in Berlin, with whom she founded tatoeba THÉÂTRE DANCE GROTESQUE. This experience, along with work with the Butoh dancer Kim-Itoh, encouraged Yumiko to start to unfold her own personal style of dancing and choreography.
In 1989 she also started to develop and teach her own form of bodywork. The approach became a pillar of her career as a reflection of her profound understanding of the importance of deepening consciousness of the body, not only in order to dance and express, but also to illuminate our daily life, opening ourselves to the deeper layers of our inner world and rediscovering a subtle beauty in each moment. The strength of this perception led her to create her own method of bodywork, called “Body Resonance”.
A propos de l’atelier de Yumiko qui aura lieu dimanche peu après l’aube
Belonging to a third generation of Butoh artists, Yumiko has developed a personal style of bodywork called Body Resonance, which integrates Butoh practice with features of Noguchi Taiso gymnastics and various other Asian training methods to help prepare the body to receive and transmit dance and inspirations. Body Resonance starts from the idea that the world, including our body and soul, consists of vibrational waves that create constant resonances like echoes. When we tune our body to that frequency, we receive images, feelings and sensations accordingly. For this to happen, we need first to shake off unnecessary tension. In effect, we make a white canvas of our body to paint new colour on it. I teach this as neutralization, encouraging a close-to-zero state, scouring off rust and polishing antenna to catch waves from profound layers of the body. The transformations and concentrations of dancing break up the eggshell of form. They melt down the armour of our ego, allowing resonant memories to emerge from our cells that are floating in the primal liquid of time.
Ophrénie Théâtre
Ophrénie Théâtre se consacre depuis plus de 25 ans à une réflexion sur le corps à la fois dansant et actuant, à un travail de recherche, de création et de développement de l’acteur-danseur. La compagnie aspire à l’émergence de formes « iconoclastes », à la croisée du théâtre et de la danse Butô. En 2018 Ophrénie Théâtre crée le Collectif Anima Fact, un noyau d’artistes chercheurs dans la ligne d’un théâtre interdisciplinaire, sévissant essentiellement «in situ » selon des méthodes de recherche empruntées à l’archéologie ou à l’ethnologie.
A propos des performances de Ophrénie Théâtre, qui auront lieu au crépuscule et à l’aube
Palimpsestes (expérience performative ethno-chorégraphique)
Comme les moines copistes du Moyen Âge qui devaient parfois gratter les pages d’anciens manuscrits pour y inscrire un nouveau texte, nous allons surimpressionner une nouvelle écriture sur nos corps-parchemins destinés à se transformer encore, à se déformer, à s’altérer, à se régénérer au fur et à mesure des 24 heures qui s’écouleront. Nous danserons une « petite mémoire » du temps vécu à travers les expériences traversées, les impressions intermittentes, les objets côtoyés (soigneusement étudiés, classés, étiquetés), les visages rencontrés, les petits riens de la vie ordinaire, les gestes de tous les instants, les minuscules sensations surgissant d’une couleur de voix ou d'une odeur. Nous enfouirons dans nos petits musées personnels et nos corps toutes ces traces en apparence dérisoires, dont pour la plupart sont vouées à disparaître, bientôt rongées par l’oubli.
Maica Martinez Karbala Teatro Danza
Pédagogue corporelle - Metteuse en scène - Psychologue sociale -Thérapeute somatique. Créatrice d'ECOLOGIA CORPORAL®️ Diplômée en expression corporelle et danse. Coordinatrice de l'étude CsO Trayectos para Ecología Corporal®️ à Minorque. Directrice de la compagnie Karbala TeatroDanza Présidente de l'association culturelle Cuerpo Sin Órganos (Corps sans organes) - Îles Baléares – Espagne. Directrice d'Experimenta Soma Butoh Menorca www.partoymovimientomenorca.com www.experimentasomabutohmenorca.org www.ecologiacorporal.com
A propos de l’atelier de Maica qui aura lieu juste avant la fin de la nuit
L'avenir est derrière nous
Apprécier la responsabilité de savoir que nous allons mourir, chaque acte de ma vie est illuminé par le fait de savoir qu'il peut être le dernier. Danser notre fugacité, activer un parcours de danse commun et intime comme une masse critique et sensible, rappeler que chaque acte a une valeur, un éclat sacré final et unique.
Composer une invitation à désapprouver ces réservoirs de pensée et d'action qui envahissent les modes perceptifs en organisant un désir apocalyptique et inutile. Traquer, diagnostiquer, provoquer, réfléchir sur les modes d'accélération du temps et de l’espace contracté. À la racine de la marche, prêter attention à l’étendue de l’espace qui nous traverse et que nous parcourons, ces fils, ces racines rhizoïdes, comme les lys des champs ou les touffes de mousse sur la pierre qui nous multiplient, fertilisent d'autres vies humaines et non humaines, vivantes, mutées. Évoquer les imaginaires d'une photo du futur qui nous contient.
A propos de la performance de Maica, qui aura lieu bien loin du moment de la tombée du jour
Barrer la tierra Balayer la terre
¿Es mío
este andar? ¿Tiene esta voz,
que ahora suena en mí, los ritmos
de la voz que yo tenía?
Juan Ramón Jiménez, Jardines lejanos (1903-1904)
« Cette démarche
est-elle la mienne ? Cette voix,
qui résonne en moi, a-t-elle les rythmes
de la voix que j’avais ? »
Juan Ramón Jimenez
Errer à travers la cartographie de la marche, explorer d'autres façons de troubler-renverser le pas, rêver d’autres verbes, marcher sans cesse pour marcher autrement.
Pequeña pieza de danza inspirada en el andar.
Dejar el cuerpo indomable, extranjero
Pulsando el corazón
Pulsando el cuerpo entero en el tiempo (ese cúmulo alterado de memoria, edad, deseo)
Sin traducción
ni frontera
Sin el embrujo del porvenir,
Solo bordes dispuestos, suspendidos, en el silencio,
en un giro que se hace corriente.
En un envoltorio abismal,
venerar lo desconocido,
aprehender la incongruente providencia
con la extrañeza de alojar el parpadeo de otra era.
Andar conocido, deambulando,
ensoñar otros verbos, hallar otros modos de turbar el ritmo
caminar incesante a andar distinto.
Compagnie Amako !
Aude Fondard découvre le butô avec Minako Seki à Berlin entre 2011 et 2013, puis suit les 6 mois d’école Butô Jinen avec Atsushi Takenouchi en Toscane en 2016-2017 et de nombreux autres butoka (Sachiko Ishikawa, Yumiko Yoshioka, Yuko Kaseki). Depuis iel a impulsé Cie AMAKO! qui produit des spectacles, ateliers et performances mêlant mouvement,
nature et poésie. cieamako.org http://oddinmotion.info
A propos de la performance de Aude qui aura lieu dimanche, à la fraicheur du matin
Pour les 24 h de butô, Aude s’associe à Nora Neko, musicien rencontré à son arrivée à Marseille en 2018, avec qui iel a dansé à l’Asile 404 et ailleurs.
Collision
Duo de Cie amako!. Son : Nora Neko / Mouvement : Aude Fondard
Et si passé-présent-futur ne faisaient qu’un?
à quoi ressemblerait l'’nstant où tout collisionne ?
serait-il assez transparent pour laisser des augures émerger ?
Compagnie Transit
Cécile Raymond pratique le butô depuis l'an 2000.
Elle a fondé la Compagnie Transit qui propose des performances dans l'espace public ou des lieux insolites, développant une recherche sur la composition instantanée.
A propos de la performance de Cécile qui aura lieu dehors, dans l’obscurité de la nuit
Frisson de la densité du vide
Le temps retrouvé s'immisce dans l'éther,
glisse comme des frissons dans les corps,
le temps danse et se fait dense
ou vide absolu
Blob est un collectif de recherche et création en danse butô initié par Lorna Lawrie.
Notre travail prend appui sur les grands initiateurs du butô (Tatsumi Hijikata, Akaji Maro) et leur approche ancrée autant dans humour et la sublimation de l’instant, que dans la critique sociale et la dérision poétique. Nous nous inspirons également d’autres pratiques et artistes plus contemporains. Notre travail corporel est ainsi axé sur la pratique du butô, son esthétique et sa démarche, sans jamais en fixer les frontières, sinon au contraire en les ouvrant, pour maintenir vivant l’esprit de cette danse dont l’essence est la constante et nécessaire métamorphose.
Depuis sa création ce groupe a fait des performances in situ dans des carrières, dans des festivals pluridisciplinaires et dans des parcs publics, créant des formes diverses qui mettent le corps au centre du jeu.
Le défi du BLOB pour ces 24h de butô est d’ouvrir cet événement et de le clôturer, avec deux moments forts de performance : samedi à 15h et dimanche à 14h30.
Pour ces danses nous songeons à des sabliers couchés, à des chutes infinies vers le haut et à l’obstination des pissenlits. Nous vous laissons imaginer le reste… !
Dansent : Djü Armenio, Sabi Ben Hadj Ali, Camille Clochon, Delphine Delefosse, Aude Laure Gambiez Paul Ramond. Direction artistique Lorna Lawrie.
Tacuabé est née sous forme de laboratoire de recherche en danse butô, en 2011 à Paris. Espace de rencontre autour de la danse butô, ce groupe est devenu pour les sept danseurs et danseuses qui l’intègrent le lieu où prendre la liberté de chercher, de tâtonner, de questionner et finalement créer leur danse.
Les participant.e.s échangent et collaborent pour que le regard de chacun·e nourrisse les créations de toutes et tous.
En 2015, le groupe a pris le nom de Tacuabé et continue son travail guidé par Lorna Lawrie, qui encadre la direction artistique du travail.
Après 10 ans de créations pour des espaces extérieurs et non conventionnels, dont des représentations régulières aux Arènes de Lutèce à Paris, le groupe commence en 2026 une nouvelle recherche pour salle en intérieur. Il s’agit d’une création autour de l’épopée du guerrier amérindien Tacuabé, qui a donné le nom à la compagnie.
Lors des 24h de butô la compagnie Tacuabé présentera un extrait de sa nouvelle création, un tableau qui parle de la mémoire et des strates du temps qui se délitent…
Tacuabé dansera samedi juste avant le crépuscule.
Dansent : Anne Mourier, Ghislaine Parent, Fred Lestel, Laurence Guez, Chapô, Jutta Mayer
Oniromancie(S) Une revendication de l’autonomie des rêves…
Ce laboratoire de recherche et création en danse butô mené par Lorna Lawrie travaille pour la troisième année consécutive sur le thème des rêves. La danse butô est notre socle de départ, les rêves le thème pour nous envoler… Nos questions : comment la matière de nos rêves vient nourrir la transformation des corps dans leurs possibilités infinies de mouvement ? Comment un rêve devient un corps qui danse ? Qu’est-ce que le rêve nous dit et comment notre corps peut-il l’incarner dans le devenir d’une danse ?
Pendant la nuit du samedi au dimanche nous vous inviterons à découvrir notre laboratoire et à participer à nos dispositifs pour transformer les rêves en danse… voir émerger des danses puissantes comme un rêve… Vous pourrez observer, écouter mais aussi danser vos rêves !
Dansereuses cherchereuses : Laurence Guez, Ghislaine Parent, Josie Dedivonne, Delphine Delephose, Camille Clochon, Djü Armenio, Cécile Vovan, Florence Rudolf.








